Gérer les émotions au travail : une nouvelle compétence du manager !

Manager ou manager de proximité, vous souhaitez mieux gérer les situations à enjeu émotionnel pour gagner en efficacité ? Dans les formations en entreprise sur le thème du management, on commence généralement par définir le rôle du manager. Le premier point est de faire monter son équipe en compétences, et de rendre chaque collaborateur autonome. Voyons comment la gestion des émotions peut vous permettre de remplir pleinement ce rôle.

Préambule

Il y a 3 niveaux de compétences nécessaires à la réussite de chacun dans sa fonction :

  • son intelligence cognitive, mesurée par le Quotient Intellectuel
  • son expertise dans son domaine
  • son intelligence émotionnelle, mesurée par le Quotient Emotionnel.

Par ailleurs trois facteurs ont été déterminants à l’ascension du rôle de l’intelligence émotionnelle dans le monde de l’entreprise :

  • les modes de travail changent, il y a un développement de la coopération
  • les équipes sont en mode projet : l’intelligence émotionnelle participe à la qualité des interactions, à la capacité à fédérer et à diffuser une image positive.
  • les dernières découvertes en neurobiologie affirment que la place des émotions est essentielle et croissante dans la prise de décision. Or décider vite et bien est aujourd’hui une compétence très recherchée !

L’intelligence émotionnelle permet en effet de mieux décider, de développer son leadership, de gérer la complexité ou encore de développer ses capacités relationnelles.

Les techniques de gestion émotionnelle nous fournissent des mécanismes adéquats pour canaliser les tensions quotidiennes, les pressions et le stress qui réduisent complètement notre potentiel, favorisant ainsi le calme et l’efficacité. Nous ne devons pas oublier que, même si les émotions font partie de nos vies, savoir comment les réguler est essentiel pour accroître nos performances et nos opportunités.

Le point sur cette nouvelle compétence essentielle pour mieux manager son équipe au quotidien…

Quel est le rôle de la gestion des émotions dans la montée en compétence des équipes ?

Acquérir les clefs pour mieux gérer les émotions individuelles et collectives permet tout d’abord à chaque manager de :

  • Gagner en authenticité,La gestion des émotions au service de la cohésion d'équipe
  • Faire de ses compétences émotionnelles des atouts puissants pour son leadership,
  • Transformer les freins émotionnels en facteurs de réussite.

Le manager émotionnellement intelligent sait également se décentrer de ses seules aspirations pour se tourner plutôt vers les besoins de chacun au service du bien-être collectif.

Que l’on soit une femme ou un homme en management, la connaissance de ses émotions, la capacité à les gérer et à capter celles des autres est également un atout considérable pour :

  • créer de la cohésion d’équipe
  • porter de la considération à chacun
  • désamorcer des situations difficiles
  • féliciter et encourager.

Bref, pour contribuer à la montée en compétence et à la motivation des équipes !

Dans quelles situations doit-on communiquer avec les émotions ?

Lorsqu’il doit communiquer avec son équipe, le manager doit prendre en compte que dans un message, l’émotion transmise est retenue d’avantage que le contenu du message lui-même.

En cas de situation difficile, ou d’échec :

Il est important de donner des indications objectives de la situation.
Pour cela, le manager doit fournir des informations sans chercher à minimiser les difficultés ou à éluder les questions gênantes de son équipe. S’il sait gérer ses émotions, il sera plus à l’aise pour donner les éléments de façon factuelle. Il saura notamment faire un juste dosage entre les points positifs de la situation et les difficultés que l’équipe va rencontrer, avec sincérité, sans catastrophisme.

Dans les moments de réussite ou de lancement de projet :

Le manager saura engager son équipe et la motiver en reconnaissant ses capacités, en félicitant, en soulignant sa contribution.
Il ne s’attribue pas le mérite, mais rend à César, ce qui appartient à César.
La notion de réussite collective est importante pour le manager : il sait que seul, il n’ira pas aussi loin qu’avec les compétences de l’ensemble des membres de son équipe. Il est important qu’il s’assure que l’émotion soit partagée par l’équipe, et ainsi fait preuve d’empathie émotionnelle.

Quelles solutions pour bien gérer les émotions au travail ?

Tristesse, anxiété, colère, joie... Les émotions sont hélas encore taboues dans l'entreprise. A tort.
Les études ont prouvé que les émotions, tout comme l'intuition, participent à accélérer la prise de décision. Le manager a donc intérêt à reconnaître et à exprimer ce qui le touche lui, mais aussi les membres de son équipe.
Mode d'emploi sur cinq émotions majeures.

1. La peur : émotion qui paralyseTechniques de gestion des émotions

La peur maîtresse consiste à ne pas être apte à faire face à une situation difficile. Mal maîtrisée, elle crée des rigidités dans le comportement. Et peut aboutir au sur-contrôle de ses collaborateurs et de soi-même.
La solution : D'abord, s'avouer sa peur, puis la transformer en challenge avec des moyens et un plan d'action.

2. La colère : émotion froide ou explosive

Cette émotion est souvent associée à l'agressivité. Pourtant, elle est vitale car elle permet de déplacer un obstacle, de le contourner ou de le fuir. Elle sert à identifier un besoin de changement et offre la possibilité de faire évoluer les choses. L'énoncer clairement évitera une réaction violente.
La solution : Il faut canaliser sa colère en prenant du recul et la manifester en allant droit au but tout en rappelant le contexte. Et surtout rester factuel.

3. La tristesse : émotion qui isole

Cette émotion est souvent assimilée au champs privé et passe pour de la faiblesse. Or la taire c'est risquer de craquer en public ou de rester enfermé dans son bureau. Vous laissez alors la place à toutes les interprétations possibles et risquez générer de l'anxiété dans l'équipe.
La solution : Parler d'abord du contexte et des faits pour chasser l'émotivité dans les propos et faire la place au rationnel, tout en témoignant de sa sensibilité, de sa capacité à être affecté.

4. La honte : émotion qui taraude

C'est une émotion complexe qui mêle peur et colère qu'on retourne contre soi. Vous vous trouvez « nul », incompétent parce que vous avez rendu un dossier bâclé ou que vous avez commis une bourde envers un collaborateur.
La solution : Mettre de côté le jugement négatif sur soi et trouver des formules qui réparent la situation. Il s'agit d'avoir les mots justes pour dire sa honte à son interlocuteur. « Je me sens mal à l'aise », « je suis confus »…

5. La joie : émotion délaissée

Cette émotion positive n'est pas si facile à extérioriser. Le manager a peur de montrer sa reconnaissance au risque de récolter des demandes d'augmentation, peur de se réjouir de sa promotion de crainte des jalousies...
La solution : Partager naturellement sa satisfaction sans la différer. « J'aime bien travailler avec vous », « Ce dossier est réussi, je suis très content ». C'est simple, court et ça met du baume au cœur de l'intéressé et à celui de l'entourage.

Pour conclure

Travailler ensemble efficacement requiert certes des compétences, mais aussi et surtout la capacité à interagir de façon adaptée avec les autres.
Communiquer ses sentiments permet de gagner en humanité et fait du bien à tous : s'ouvrir à ses collaborateurs incitera ceux-ci à s'ouvrir en retour, ce qui va resserrer les liens entre membres de l’équipe.
Les études ont également démontré que le manager intelligent émotionnellement souffre moins du stress, génère des relations sociales de meilleure qualité, et prend de meilleures décisions car il comprend ses propres émotions et sait les réguler.

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