Etes-vous un manager agile? A la une !

Manager une équipe requiert de nombreuses compétences, et parmi elles la capacité à accompagner les changements et à faire preuve de leadership est essentielle. Pour faire face à un environnement plus horizontal, plus collaboratif, plus connecté, les entreprises doivent développer des organisations souples… et trouver des «managers agiles» pour incarner ces nouveaux modes de fonctionnement. Mais qui sont-ils ? Quelles sont leurs qualités ? Leurs compétences ? Comment font-ils travailler leurs collaborateurs ? Quelques éléments de réponse dans cet article !

Préambule

Qu’est-ce qu’un manager agile ?
Le manager agile doit créer une dynamique de collaboration et travailler avec des générations différentes.Qu'est-ce qu'un manager agile?
Être un manager agile c’est donc accepter les différences, travailler en collaboration avec l’équipe que l’on a. Comprendre les enjeux de son propre management ou de ses collaborateurs.
Etre agile, c’est prendre ses décisions en conscience et en les assumant, pour être capable de transformer les rivalités ou difficultés en modèles ou opportunités.
Le manager de proximité est la ressource stratégique de cet enjeu.
Par son comportement et sa propre assurance, il va incarner un management positif, bienveillant.

Comment savoir si on est un manager agile ?
Il n’existe pas de cursus qui vous transformera en expert. Certains accusent l’agilité d’être surtout un concept marketing. En réalité, c’est davantage une posture : un ensemble de comportements, de réflexes et un savoir-être, qui, mis bout à bout, font de vous un manager agile.

Tous les actes de management « classiques » parlent de méthodes, d’outils en expliquant quel est l’objectif, comment FAIRE, pourquoi FAIRE mais rarement comment ÊTRE.
Zoom sur 7 compétences qui font ou feront de vous un manager agile.

1. Donner du sens

Le manager agile donne du sens au travail dans un environnement flexible et incertain.
Il est le responsable de la nouvelle organisation du travail. Il parvient à aller au-delà de la motivation (financière par exemple), en voyant plus loin et en aidant ses collaborateurs à s’approprier le sens donné par l’entreprise.
Savoir communiquer sur les changements de cap, les décisions remises en question, et être capable de les accompagner auprès des collaborateurs, donne au manager la dimension d’un leader.

Le manager agile sait être transparent, et partager les informations au bon moment afin de favoriser la performance collective. Il doit être authentique dans ses comportements et son mode de relation à son équipe, ce qui renforce sa propre légitimité.

2. Agir

C’est l’action qui prouve, vous serez suivi si vous menez des actions favorables au changement.
Le manager agile cultive le changement. Sans doute l’une des caractéristiques les plus intéressantes de ce nouveau type de manager. Il parvient à faire en sorte que chacun dans l’entreprise accepte le changement — ou, mieux, le souhaite ! — car il comprend que celui-ci est nécessaire pour continuer à se démarquer sur un marché de plus en plus concurrentiel et mondialisé.

Il sait initier l’innovation de façon intelligente — on parle alors de « juste innovation ».
Le manager agile parvient à identifier les besoins et ne cherche pas à en créer au sein de son entreprise. Il innove lorsqu’il le faut, pas parce qu’il faut innover.

Les champs d’application sont multiples : agir pour faire évoluer les habitudes relationnelles, agir pour modifier les processus, agir pour tester de nouvelles façons de travailler…

3. Faire preuve d'optimisme

Se montrer optimiste, ce n’est pas se montrer naïf.
C’est être capable d’analyser les tenants et les aboutissants d’une situation ou d’un projet, et envisager la bonne manière de l’aborder. Votre but étant de de bâtir quelque chose d’utile et de sensé pour les équipes et les partenaires.

Le manager agile sait gérer les problèmes, les découpe en plusieurs sous-problèmes, parvient à en déduire un projet en étapes ou à repenser une organisation en un ensemble de petites unités coopérantes afin d’obtenir une solution.

4. Faire confiance

Faire confiance c’est être en mesure de déléguer et donc de responsabiliser.
Il s’agit de donner à chaque personne ou équipe de nouveaux champs à explorer et encourager les initiatives.
En donnant l’autorisation d’agir à ses collaborateurs, le manager agile envisage  le droit à l’erreur et la prise d’initiatives comme expériences apprenantes.

Comme le souligne Frédéric Dubois dans cet article des Echos : « Le management agile implique adaptabilité et autonomie des équipes ».

« C’est absolument nécessaire… pour moi d’avoir des personnes qui peuvent penser pour moi aussi bien qu’exécuter les ordres. »  (George Washington)

5. Prendre des décisions

Être dans une posture agile c’est aussi être décisif : les tergiversations bloquent l’action et donc l’agilité d’une équipe.

Mais dans cette nouvelle manière d’être, prendre des décisions implique d’accepter son propre champ d’erreurs et de reconnaître lorsque l’on s’est trompé.
Le manager agile sait anticiper les conséquences de ses décisions. Il est celui qui, dans l’entreprise, « voit loin », et en assume les responsabilités.

6. Être capable d’humilité

Le manager agile accompagne plus qu’il ne dirige.
Son statut repose sur sa capacité à entendre et écouter avant d’être entendu. Il ne peut adopter exclusivement une posture de sachant. Il réussit s’il sait dire « qu’il ne sait pas », et s’il invite ses collaborateurs à participer à ses réflexions.

Aujourd’hui, les entreprises fonctionnent beaucoup plus en mode « gestion de projets ».
Le manager agile doit ainsi faire travailler ses collègues et obtenir d’eux qu’ils donnent le maximum, sans nécessairement se poser en supérieur hiérarchique.
Il sait instaurer un système « gagnant-gagnant ».

7. Écouter (activement) ses collaborateurs

Le « activement » est essentiel.
Dans les cours de management on apprend qu’il faut pratiquer l'écoute active avec ses interlocuteurs.

Posez-vous la question, sur la dernière semaine :
« Quand ai-je vraiment écouté en étant totalement présent au moment qui se passait, en observant l’autre, en laissant des silences pour qu’il puisse réfléchir, en ne pensant pas à ce que j’ai oublié de faire ou à ce que je dois faire ».

En conclusion Améliorer sa gestion d'équipe

On évoque le management agile comme la nouvelle posture de réussite managériale. Or la structure hiérarchique apporte aussi ses points positifs et a fait ses preuves.
Faut-il renier l’un au profit de l’autre sans examiner les enjeux ? 
La nuance est sans aucun doute le vecteur de réussite dans tout modèle managérial.

La partie hiérarchique apporte de la sécurité : elle ordonne, organise, structure.
La partie agile favorise la créativité, l’innovation, la coopération.
Les équipes peuvent ainsi collaborer, imaginer des solutions en réseaux, dans un environnement porteur et structurant.

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